FC Metz

Justine et Matthieu Udol, la vie au bord du terrain

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C’est aux abords d’un terrain de foot, en 2014, que Justine et Matthieu se sont rencontrés pour la première fois. Justine est alors milieu de terrain chez les féminines du FC Metz, Matthieu n’est pas encore professionnel chez les Grenats. De cette rencontre est née une idylle, et de cette idylle un mariage le 7 juin dernier. Entretien sur fond vert.

vignette_udol_1718C’est en revenant à ses premières amours que Justine a rencontré le grand amour. Joueuse de l’Olympique Lyonnais entre 2011 et 2012, Justine Ravenel est revenue dans sa région de naissance pour y poursuivre ses études et arrêter le football. « Je suis partie à l’âge de 16 ans pour l’OL où j’y ai fait une année, explique la Thionvilloise. Je me suis blessée au genou et je n’ai pas beaucoup joué. Lors de la fin de la saison, je venais d’avoir mon bac alors j’ai décidé d’arrêter le foot, de revenir en Moselle et de commencer mes études de médecine. » À l’arrêt durant deux ans, Justine est contactée par René Franceschetti au moment de la fusion entre Algrange et le FC Metz. « Il m’a appelé pour me convaincre de rejoindre les féminines du FC Metz et comme j’avais plus de temps de disponible avec mon école de kiné, j’ai accepté. » 2014, Justine Ravenel revient aux affaires. 2014, Justine et Matthieu Udol se croisent pour la première fois. « C’est au bord d’un terrain qu’on s’est croisé pour la première fois, se souvient Matthieu Udol, l’arrière gauche messin. On s’est bien entendu et aujourd’hui, nous sommes ensemble. » Kinésithérapeute, Justine suit intensément son mari, elle qui a totalement et définitivement délaissé le foot sur les terrains pour se consacrer à son travail. « Je reste une passionnée de foot, sourit-elle. Je regarde évidemment tous les matchs de Matthieu, à Saint-Symphorien ou à la télévision. » Et d’autres matchs ? « Pas tant que ça », glisse malicieusement le numéro 12 messin. « On regarde aussi, tous les deux, les grandes compétitions comme la Ligue des Champions ou les matchs de l’équipe de France, corrige-t-elle. Alors, finalement, ça fait beaucoup (rires). »

« J’aimerais qu’il prenne plus souvent son couloir » Justine Udol

Justine Ravenel, époque FC Metz

Justine Ravenel, époque FC Metz

Gravement blessé au genou en début de saison dernière, Matthieu Udol a malheureusement connu la même blessure le 17 octobre dernier. Il pourra compter sur le soutien sans faille de sa femme durant ces mois d’attente et d’impatience. « Justine est kiné, donc c’est d’autant plus rassurant de l’avoir à mes côtés durant ces longs mois sans jouer, analyse le joueur grenat. Elle sait où j’en suis au niveau de ma rééducation, peut me prodiguer des conseils et surtout, psychologiquement, elle m’empêche de douter de mes capacités à revenir au plus haut niveau. » « C’est plus facile de parler ensemble de ce type de sujet, ajoute-t-elle. Mais il est bien encadré au FC Metz, je n’ai pas eu besoin d’intervenir évidemment. J’ai été et je suis une femme comme une autre avec un mari absent des terrains pour plusieurs mois. » Femme de joueur, d’ailleurs, est-ce être une femme comme une autre ? « Je n’ai pas une vision très positive du monde du foot professionnel, concède Justine, 22 ans. On n’imagine pas tout ce qui se passe dans ce milieu. Entre les critiques sur votre conjoint, les clichés du comportement des femmes de joueur attirées par l’argent et la célébrité ou la réputation des joueurs infidèles, nous avons de quoi faire (sourire). Il ne faut pas mettre tout le monde dans le même panier, les femmes comme les joueurs. Il faut se faire confiance avant tout. » Amie proche des compagnes de Gauthier Hein (parti à Tours en prêt) et de Thomas Didillon, Justine ne se mélange pas trop au monde du foot et préfère en parler avec Matthieu, le moment venu. « On débriefe souvent mes matchs après coup, reconnaît Matthieu. Elle me dit ce qu’elle a trouvé bien ou moins bien dans mon jeu, mon placement et mon comportement. On analyse la prestation collective aussi. Elle n’hésite pas à me dire si j’ai été bon ou mauvais. »

De nouveau blessé durant de longs mois, Matthieu peut compter sur Justine

matthieu-udol-2Et à propos de son début de saison. « J’ai eu des débuts compliqués, commence Matthieu. Peu de temps de jeu en août, et je ne suis pas rentré dans des conditions simples quand ce fut le cas. » « Il progresse de semaines en semaines, poursuit Justine. Il faut qu’il continue à travailler dur pour devenir titulaire indiscutable. Il a fait un meilleur match contre Troyes que contre Angers. J’aimerais qu’il prenne plus souvent le couloir par exemple. Des petites choses de ce genre… » Passionnée de foot et fine observatrice, Justine Udol a également un avis sur le début de saison des Grenats. « C’est compliqué, c’est clair. C’est difficile de gagner quand on ne marque pas. Même s’il y a du mieux dans le jeu, il faut que les attaquants marquent des buts pour que ça puisse enfin sourire. Ce n’est vraiment pas possible que les actions n’aillent pas au bout. » Mariés depuis le 7 juin dernier, Matthieu et Justine coulent des jours heureux en attendant patiemment que Matthieu se rétablisse au plus vite.